Réseau d’Education Civique au Congo/Kinshasa RECIC/Kinshasa

Réseau d’Education Civique au Congo /Kinshasa, RECIC/KINSHASA

Adresse : 24 Bis, 7è Rue, Quartier Industriel, Commune de Limete,

Titre : Projet de Mobilisation de la population Kinoise à l’amélioration de la participation citoyenne et de la gouvernance locale démocratique dans les Entités décentralisées.

Nom et Sigle : Réseau d’Education Civique au Congo, RECIC – KINSHASA Type d’organisation : Association Sans But Lucratif de droit congolais Siège social : 24 Bis, 7è Rue, Quartier Industriel, Commune de Limete, 243 998196690 ; Téléphone : 243 899133633 ; 243 998163772, Email : recickin02@yahoo.fr

La faible participation de la population dans la gestion des entités locales est une question préoccupante dans ce projet. Elle résulte notamment de la faible culture de gouvernance locale participative des dirigeants et de l’ignorance par la population de ses droits et devoirs de citoyen, de son déficit en information sur les principes de la gouvernance locale participative, du déficit de confiance entre la population et les autorités. Cette faible participation de la population dans la gestion des entités locales a pour conséquences notamment la mauvaise gestion des entités, la détérioration continue des conditions de vie des populations, les tracasseries administratives et policières, la mauvaise perception par la population des actions d’intérêt communautaire initiées par les autorités, le faible taux de la population contribuant au trésor public, etc. Cet état de choses augure à l’échec de la décentralisation et la centralisation du pouvoir en RDC. Donc échec de la jeune démocratie. Face à cette situation, la présente intervention envisage d’accroître la participation citoyenne de la population et d’aider à améliorer le mode de gestion des entités locales. Le projet consiste ainsi à la capacitation technique des dirigeants des administrations communales et des quartiers sur la gouvernance locale participative et le développement local urbain, la promotion des mécanismes locaux concrets. Il sera aussi question de mobiliser la population, les opérateurs économiques, les acteurs sociaux et les autorités autour de la gouvernance des entités par des actions d’information sensibilisation et de formation sur la gouvernance locale participative, les droits et devoirs du citoyen, d’une part et de l’autre, par la mise en place des mécanismes locaux de surveillance de l’action publique et de mobilisation des énergies citoyenne à la base. En outre, des cadres de dialogues interactifs multi acteurs, des dynamiques communautaires et des espaces démocratiques portant sur des questions de citoyenneté et de gouvernance locale seront suscités grâce à des rencontres d’interface, des tribunes d’expression populaire au cours desquelles les cahiers de charge des populations seront remis aux autorités. Des actions de plaidoyer sur les questions de gouvernance locale et de surveillance de l’action publique permettront d’impliquer la population dans la gestion des entités locales et d’influencer les décisions du gouvernement provincial.

3. CADRE GEOGRAPHIQUE / LOCALISATION Le projet sera réalisé dans la ville province de Kinshasa, précisément dans les communes de Mont Ngafula/Kindele et Kimbanseke ; soit deux communes urbano-rurales.

4. DUREE ET DATE DE DEBUT DU PROJET La durée du projet est de15 mois. La date de début du projet est prévue au 1er Avril 2010.

5. CONTEXTE & JUSTIFICATION Le processus de la démocratisation de la RDC entamé depuis l’organisation des élections ayant mis en place des institutions démocratiques, qui du reste était considérées comme une panacée pour des congolais et congolaises évolue à dent de scie. Trois ans après, la jeune démocratie congolaise ne répond toujours pas encore aux vraies préoccupations sociales et politiques de la population. Sur le plan politique et sécuritaire, la paix reste toujours fragile et menacée par des incursions des troupes armées surtout dans la partie Est du pays où les armes continuent de crépiter, causant la mort, le déplacement massif des populations civiles, les viols, les violations récurrentes des droits des habitants, l’incendie des villages, les pillages, etc. Les assassinats ciblés des acteurs sociaux (prêtres et professionnels des medias ainsi) On note en plus une volonté politique en veilleuse de continuer le cycle électoral commencé en 2006, moyen démocratique par excellence pour consacrer la participation citoyenne à travers la décentralisation et la mise en place des institutions de proximité par lesquelles le peuple exerce son pouvoir en influençant la gouvernance locales ses entités. Le processus de décentralisation souffre du torpillage des politiques véreux. Il s’observe également une absence stratégique du débat démocratique au sein des institutions de la république ; l’opposition politique, tant parlementaire qu’extraparlementaire, est émiettée. Ceci réduit l’efficacité du contrôle de l’action gouvernementale par le parlement, favorisant de ce fait l’impunité, la corruption au niveau des institutions de la République, le glissement vers le monopartisme et le centralisme politique, de triste mémoire. La majorité des députés sont pris en otage et n’ont plus, de ce fait, de liens avec leurs élus.

A Kinshasa, la situation se répercute et subit le poids politique du pouvoir central. Il s’observe une rupture totale entre les dirigeants des entités locales et leurs administrés, d’une part, et entre la population et ses élus, d’autre part. Il en résulte le fait que la population ne s’implique pas activement dans la gestion ses entités locales. En effet, les dirigeants considèrent qu’ils ne sont redevable qu’à ceux qui les nommés. La population, quant à elle, par ignorance, se dit ne rien avoir avec la gestion de son entité. Ce qui a renforcé la mauvaise gouvernance au sein des entités avec comme corollaires : les détournements des biens publics, la corruption, le népotisme, le tribalisme dans l’accès au service public, l’impunité, les injustices, etc. On note une absence de mécanismes de contrôle et de suivi de l’action du gouvernement à tous les niveaux.

Le programme du gouvernement provincial reste peu connu de la population et d’autres acteurs. On assiste à la multiplication des actions sans vision ni politique sociale adaptée. La plupart répondent aux intérêts égoïstes et propagandistes des dirigeants. L’Assemblée provinciale se trouve impuissantes devant des tels scénarii, perdant ainsi son pouvoir de suivi contrôle sous les tenailles de la corruption.

Cependant, il est à noter qu’au niveau des entités locales, un élan réel de citoyenneté pour le développement local des entités est perceptible, à la suite du travail d’éducation réalisé par les acteurs sociaux. Une approche de développement de proximité prend de plus en plus corps dans des nombreuses communes. Le RECIC-Kinshasa, tout comme d’autres organisations de la société civile, a mis en place des stratégies d’accompagnement des dynamiques communautaires de participation citoyenne exigeant la gouvernance démocratique à la mesure de la résolution de leurs problèmes sociaux. Il s’agit notamment des synergies sociales multi-actrices, des espaces démocratiques d’échange, dialogue analyse sociale, de mobilisation sociale, des rencontres des dialogues inter actifs social (Tribunes d’Expression Populaire), de plaidoyer auprès des dirigeants politiques.

Au regard de la faible participation de la population dans la gestion des entités locales, la présente action envisage d’accroître la participation citoyenne de la population et d’améliorer le mode de gestion des entités locales par les dirigeants territoriaux en mobilisant à la fois la population et ses dirigeants vers l’idéal de la gouvernance participative et du développement décentralisé des entités locales, par la mise en place des mécanismes d’actions concertés et synergiques.

6. OBJECTIFS SPECIFIQUES

1. D’ici juillet 2011, 19 dirigeants de 2 communes concernées par le projet, soit 4 bourgmestres (Titulaires et adjoints), 2 chefs de Bureau, 6 chefs des services et 7 chefs de quartiers ainsi que 6 membres des institutions provinciales (soit 3 du gouvernement et 3 de l’Assemblée provinciale), parmi lesquels au moins 30 % de femmes, accompagnés dans le cadre de ce projet, appliquent les principes essentiels de la gouvernance participative en consultant leurs administrés, leur rendant compte, les associant à la planification, exécution et suivi des projets communaux, veillant au respect de leurs droits spécifiques.

2. Au bout du projet, soit au 31 juillet 2011, 10.000 habitants des communes de, Mont Ngafula/Kindele et Kimbanseke, à raison de 5.000 habitants par commune, parmi lesquels 1500 femmes adultes, 1000 hommes adultes, 1500 jeunes garçons et 1000 jeunes filles , mobilisés et informés par les actions du projet participent à la gestion de leurs entités locales respectives en influençant les décisions, en faisant le suivi-contrôle de l’action des dirigeants , en menant des actions de revendication de leurs droits spécifiques, en payant les taxes, impôts et services requis, en contribuant aux projets communautaires.

3. A la fin du projet, 2 Espaces Démocratiques multi acteurs consolidés (constitués des NAPO, CCDK, CLD, Associations des opérateurs économiques et partenaires sociaux, associations professionnelles, etc.) des communes concernées touchés par ce projet informent, mobilisent leurs populations respectives, accompagnent l’analyse sociale, suscite des débats communautaires et actions de revendication, de dénonciation et de suivi-contrôle ainsi qu’accompagnent les dialogues inter actifs entre acteurs et des actions de plaidoyer communautaire dans leurs entités respectives.

7. GROUPES-CIBLES Les activités du programme s’adressent principalement à quatre catégories de bénéficiaires suivantes :

Au niveau du RECIC :
-  2 organisations membres et partenaires du réseau, dont 1 dirigée par une femme, opérant dans les 2 communes retenues : CEPRODEKI et FODECO pour Kimbanseke, NAPO communal Kindele (Mont Ngafula) ; ces structures sont chargées de la mise en œuvre des activités du projet sur terrain.
-  2 NAPO communaux au centre des Espaces Démocratiques, les Assemblées et Cellules de citoyenneté
-  les ONG membres et partenaires du RECIC KIN ;
-  Le RECIC comme institution réalisatrice du projet.

Au niveau de la base : la population habitant les communes et quartiers concernés par l’action, soit 10.000 habitants des communes de Mont Ngafula/Kindele et Kimbanseke, à raison de 5.000 personnes par commune. Au niveau des entités locales : 19 dirigeants de 2 communes concernées, soit 4 bourgmestres (Titulaires et adjoints), 2 chefs de Bureau, 6 chefs des services et 7 chefs de quartiers, soit au moins 30 % de femmes. Au niveau des institutions démocratiques : les élus provinciaux originaires de chaque entité décentralisée, les responsables de l’Assemblée provinciale et nationale, les membres du gouvernement provincial.

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