ASSOCIATION DES MAMANS CHRETIENNES POUR L’ASSISTANCE AUX VULNERABLES (AMCAV)

Adresse : Q.Kimanga, Av. de la Paix, N° 23 sur la Route MWAMI, Territoire d’Uvira, Province du Sud- Kivu, Est de la RDCongo

Téléphone : (+243) 813183374, (+243)994190083

Courriel : Amcavong_femmes@yahoo.fr, ntumbabernadette@yahoo.fr

Titre du projet :

Formation des assistants psychosociaux (APS) en technique de constitution d’un dossier judiciaire préliminaire pour la récolte des preuves juridiques en faveur de femmes victimes de violences sexuelles en territoire d’Uvira

Objet de l’intervention :

Les violences sexuelles sont devenues un phénomène récurrent dans le territoire d’UVIRA en général, la plaine de la Ruzizi, les hauts et moyens plateaux d’Uvira en particulier. La plupart des cas identifiés parmi lesquels ont trouvent de mineurs, lors de suivi de procès des présumés violeurs aux audiences publiques au tribunal de Grande Instance, de paix et à l’auditorat de garnison militaire d’Uvira, il a été constaté que un grand nombre de présumés violeurs sont relaxés par le juges étant donné que les tribunaux ne trouvent pas suffisamment des preuves de culpabilité dans leurs dossiers judiciaires. La cause de cela est que les assistants psychosociaux (APS) qui référent les cas identifiés dans leurs sites auprès des organisations du volet juridique et judiciaire, n’ont pas des notions préliminaires sur l’argumentation et la récolte des éléments de preuve de viol et violences sexuelles commis sur les femmes victimes. Cela a pour conséquences :
- l’affaire prend une longue durée avant d’être fixé par les tribunaux
- Le présumé écope l’emprisonnement sans être jugé et/ou il est relaxé
- La victime perd toute confiance sur le travail des APS, de la justice et des autres intervenants, surtout quand elle voit le présumé se balader en toute liberté dans la rue.
- Les victimes elles-mêmes et les membres de la communauté ne savent pas l’attitude à adopter avant et après le viol et violences sexuelles. Eu égard à ce qui précède, il est plus que nécessaire de renforcer les capacités des APS en techniques de constitution d’un dossier judiciaire préliminaire d’une victime de violences sexuelles afin d’illuminer l’avocat conseil et les tribunaux à défendre valablement la cause de la victime. Mais aussi de sensibiliser les survivantes et les membres de la communauté afin qu’ils orientent les victimes vers les structures médicale et juridique pour la récolte de preuve de viol et violences sexuelles dans le délai. Le projet consiste à former 10 Assistants psychosociaux d’AMCAV en raison de deux assistants par site d’intervention et 40 autres de 10 organisations membres de la CTLVS en raison de 4 APS par organisation. Une fois formés, les APS seront dotés d’un kit constitué des matériels et fournitures de bureau pour leur faciliter le travail. Dans la suite ces derniers descendrons sur terrain en vue de sensibiliser les communautés et les survivantes sur l’importance de preuves juridiques de violences sexuelles et de récolter de preuves juridiques auprès de VVS pour qu’ils puissent élaborer un dossier préliminaire pour éclairer l’avocat conseil et les cours et tribunaux. Les 10 APS d’AMCAV seront rémunérés tandis que les 40 autres vont travailler bénévolement au sein de leurs organisations de provenance. Par ailleurs un suivi et accompagnement des APS formés seront assurés par deux consultants juristes sur leurs sites de travail pour se rendre compte de ce qu’ils sont entrain de faire et les aider à corriger les insuffisances qu’ils auraient remarquées dans leur travail. Cette stratégie multiplicatrice aiderait, tant peu soit-il, la justice de gagner la confiance des victimes et à contribuer peu à peu à lutter contre l’impunité, cheval de batail du gouvernement de la RDC et d’encourager les victimes de violences sexuelles de se rapprocher de la justice. Cela n’est possible que par le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la lutte contre les violences sexuelles faites à la femme. C’est pour cette raison que AMCAV, membre de la CTLVS et organisation qui lutte pour la promotion et la défense de droits de la femme initie ce projet pour contribuer à la facilitation des victimes de violences sexuelles d’avoir accès à la justice.

Cadre géographique / localisation :

Ce projet sera exécuté dans cinq sites d’intervention d’AMCAV à savoir : Kiliba ONDS, Kigurwe, Rusabagi, Rwenena et Luberizi et aussi dans les sites des Organisations ciblées notamment, Kamanyola, Katobo, Luvungi, Sange, Uvira, Makobola, Lemera…

Durée du projet :

La durée de ce projet est de 12 mois à dater de l’octroi de financement par le bailleur.

Objectifs spécifiques :

- Renforcer les capacités opérationnelles de 50 APS d’AMCAV et des organisations locales en techniques d’élaboration d’un dossier judiciaire préliminaire pour la récolte des preuves juridiques de violences sexuelles.
- Informer les membres des communautés, les leaders locaux, les victimes de violences sexuelles sur comment conserver les preuves après le viol et violences sexuelles et sur l’importance de ces preuves du point de vue juridique.

Groupes cibles :

Les APS (Assistants Psychosociaux), les victimes de violences sexuelles leurs familles respectives ainsi que la communauté.

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